Alternatives a la Prothese Totale de Hance

Traitement alternatif

 

Une alternative possible est de ne pas opérer.

S’il est possible de tenir sous contrôle la douleur à l’aide de médicaments (des anti-douleurs, tels que paracétamol ou anti-inflammatoires non stéroïdaux ou tout autre traitement médical comme le sulfate de glucosamine), de physiothérapie et d’adapter toutes activités physiques de telle sorte qu’on puisse bénéficier d’un minimum de confort, alors on peut décider d’attendre (AKA watchful waiting).

Ostéotomie fémoro/acétabulaire

Aux patients frappés par une dysplasie de croissance de la hanche (DDH) on peut pratiquer une ostéotomie fémorale ou cotyloïdienne (ostéotomie de Ganz ou de Berne) pour élargir et/ou rendre congruante l’articulation de la hanche. Cette technique est souvent utile si pratiquée chez les jeunes patients. L’hospitalisation qui suit une telle ostéotomie est généralement plus longue que pour une opération de prothèse de hanche et ne permet pas aux patients de marcher en pleine charge pour une période allant de 6 semaines à 3 mois.

  

Arthrodèse

L’arthrodèse de la hanche est pratiquée très rarement, mais c’est une opération pratiquée spécialement chez les jeunes, particulièrement ceux en bonne santé et de petite taille. L’arthrodèse fait disparaître la douleur puisqu’elle procure la fusion de la tête fémorale avec l’acétabulum. Après une arthrodèse de la hanche on garde une certaine liberté de mouvements grâce à la mobilité assurée par le dos et le genou.

Cette technique n’est plus pratiquée dans notre service depuis l’arrivée de la technique de resurfaçage BHR et des prothèses céramique-sur-céramique. Par ailleurs, une arthrodèse qui entraîne une moindre mobilité fonctionnelle (par exemple rester longtemps assis dans un avion) n’est plus acceptable dans notre société contemporaine.

   

Pseudarthrose (Girdlestone)

Dans ce cas, la tête fémorale est enlevée sans la mise en place d’une prothèse. On procède à une telle opération en cas d’infection et quand le capital osseux du patient est lourdement entamé. Le patient arrive alors à marcher (avec une béquille), mais sa jambe est fortement raccourcie et sa hanche instable.